Lundi 26 février 2007
Coucou!
Je lance un grand jeu concours: vous devez trouver le thème de mon prochain article.
Le gagnant aura le privilège de voir l'état de mes pieds après les îlots d'une Nord + une semaine...De quoi bien rigoler tout de même!
Le concours est ouvert jusque mardi minuit, heure métropole.
Bonne chance et bonnes idées!
par Caro publié dans : Surprise
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Jeudi 22 février 2007

Petit récapitulatif des épisodes précédents : premier week end : malade ! Second week end : pluie diluvienne, pétanque et voulé au sud de l’île ! Ce week end : rien de prévu !

La journée de vendredi fut extrêmement difficile à supporter au niveau de la chaleur (avis tout à fait personnel). Quel bonheur d’aller se baigner après une semaine de boulot et surtout après une journée aussi chaude. Direction Trévani (la plage la plus proche au Nord de Mamoudzou). Je ne vais tout de même pas vous dresser un tableau idyllique de cette plage car se serait vous mentir. L’eau n’est pas bleu transparente, le sable n’est ni blanc ni fin. Mais on s’en fou ! L’eau est super chaude et à chaque fois que je m’y baigne je pense à vous dans vos gros pulls et manteau d’hiver, et là, je me dis que j’ai de la chance tout de même.
J’ai fini la soirée sur un petit apéro, j’ai lutté pour regarder le JT de France 2 et gros dodo.

 

Samedi matin : place mariage. Je voulais aller faire faire un devis dans une agence de voyage pour mon billet du mois de mai, mais l’agence était fermée alors que selon les horaires d’ouverture ça n’aurait pas du être le cas…Il parait que c’est fréquent, bon et bien je ferais avec… ! Comme je suis descendue « de ma montagne » (je loge aux cents villas en attendant un chez moi, ça se trouve sur les hauteurs de Mamoudzou), j’en profite pour faire un tour au marché qui soit dit en passant est ouvert tous les jours. C’est un mélange entre le marché de Wazemmes et les souks. Je vais me dépêcher de faire quelques photos car dans quelques temps, il sera en « dur » comme dans les autres DOM et vous n’aurez pas pu en profiter. [Je devrais toujours avoir mon appareil sur moi, mais même quand je l’ai, je me dis que j’ai le temps et que j’aurais une meilleure photo à prendre plus tard. Il faut dire également que je n’ai pas trop envie de me transformer en Empire du Soleil levant…mais bon, comme je suis votre Tintin, il faut donc bien que je me dévoue…Qu’est ce que l’on ne ferait pas pour ses fans ! Je vous jure !]. Il n’y a pas trop d’artisanat mahorais bien plus malgache. En tout cas, je me suis offerte un cabas en raphia, tout le monde a ça ici. C’est pratique, c’est joli et en plus c’est écologique [interdiction préfectorale des sacs plastiques sur l’île].

 

Petite après midi tranquillou. Je parts vers 15h chez ma collègue, Lise, avec le goûter pour ses enfants, et nous, en poche, enfin dans le sac à dos ! Sur ce on passe le reste de l’après midi sous la varangue autour de sa piscine olympique à siroter du thé tout en papotant. Puis promenade dans son quartier, à Cavani [quartier sud de Mamoudzou]. On se fait offrir l’apéro chez son frère, sa colloque nous invite à passer le soir même à sa fête. Pourquoi pas ? Nous voilà partie chercher des bières fraîches au petit marchand du coin. Entre temps, je reçois un sms de Céline [je devais une coloc’ avec elle, mais c’est tombé à l’eau] qui me propose de l’accompagner demain pour les îlots du Nord. Ok, je serais de la partie !
Soirée « sage femme » au cour de laquelle j’ai fait de la prospection d’appart, mais malheureusement le résultat est sans appel : nul !
Ce qui est marrant à Mayotte, ceux sont les débuts de conversation, se ne sont pas les même qu’en métropole. Tu demandes forcément à la personne d’où elle vient [de métropole sous entendu] et depuis combien de temps elle est là. Etrange non ? En même temps normal, je pense…Mais peut être saoulant à la longue.

 

J’ai réussi à trouver quelqu’un pour me ramener sur les hauteurs de Mamoudzou, il faut dire que Cavani est en contre bas, mais ça monte, ça monte ! Petit dodo et hop me voilà fin prête pour les îlots du Nord (confère les quelques photos de cet article).

Alors là, rien n'a dire. Une heure de route assez tortueuse pour y aller. Petit bateau de pêcheur pour nous transporter d'îlots eb îlots toute la hournée. L'îlot de sable blanc s'offre à nous avant le déjeuner. Magnifique: les nuances de bleu, le corail, la phone et la flore aquatique.

 

Seul inconvénient de l’îlot de sable blanc…Il n’y a pas d’ombre. Tu te tartines de crème solaire et au bout d’un temps certain, tu pries pour que le pêcheur revienne te chercher tellement tu n’en peux plus. Au midi grand voulé avec de délicieuses victuailles à profusion : manioc, fruit à pin, ailles de poulet, brochettes, riz, etc. Et comme tout bon dimanche après midi qui se respecte, petite sieste à l’ombre d’un arbre sur la plage. Comble de l’horreur : pas de baignade dans l’après midi : l’eau était beaucoup trop chaude à mon goût : température ambiante d’un bon bain en plein hiver ! Aucun intérêt à mes yeux puisque je voulais me rafraîchir ! C’est que je deviens exigeante…Au bout de trois semaines à Mayotte ! Pas d’inquiétude, j’ai bien pensé à vous quand je me baignais auprès de l’îlot de sable blanc entourée de cette eau magnifique et de la végétation de Grande-Terre luxuriante. Allez chut, je laisse place aux photos qui parleront plus que moi. Et pour les jaloux rassurés vous, j’ai pris de vilains coups de soleil même en me tartinant de crème : le spectacle est magnifique ! Les pieds et les genoux ont pris ainsi que le haut du front !! Que ces débuts de vie à Mayotte sont difficiles tout de même !


par Caro publié dans : Avant le départ
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Jeudi 22 février 2007

Je ne saurais vous dire depuis combien de temps je suis ici, si je ne réfléchis pas un peu. Ce n’est pas le fait que je sois complètement devenue mahoraise, mais je vis sans montre. Heureusement j’ai mon téléphone portable, qui me rappelle qu’il est l’heure de barger ou d’aller en rendez vous. Honnêtement, c’est l’outil qui me rattache à mes rapports spatio-temporel, amicaux et familiaux ! Sans oublier qu’il me sert également de réveil (5h45 !), les jours où je me rends à la barge de 7h à pied…Quand j’ai la chance de faire grasse mat’ la semaine s’est 6h30 le lever !

 Le portable, c’est un peu comme internet, l’outil qui me rattache à la métropole, c'est-à-dire à vous. Je vous imagine. Que faites vous ? Vous avez deux heures de moins qu’ici…Vous sortez à peine du travail quand nous, ici, nous préparons le dîner ou quand nous allumons la TV ou encore quand on se bat avec le bas débit…Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi s’est toujours lui qui gagne !

 C’est étrange de se demander ce que font vos proches. Deux heures de décalage c’est peu, mais s’est pourtant « important ». Pas assez pour que chacun vive sa vie, trop pour être à l’ouest. Je me couche à 22h, exténuée, quand vous, vous allumez la TV pour le JT tout en passant à table.
Deux heures de décalage en hivers (pour vous, car ici…C’est l’été austral : pluie, moiteur, chaleur, jours les plus longs.), une heure en été (il paraît que tout est beaucoup plus supportable).

 Il me manque cependant un véritable chez moi. Je ne pensais pas qu’il serait si difficile que ça de se loger à Mayotte. J’aimerai la coloc, mais autant dire que c’est une chose plutôt rare…Et prendre un appart toute seule ne m’enchante guère, mais je pense que je serais certainement contrainte de faire ce choix.

Je suis ravie d’avoir fait un « stage » de 13 mois en Haute Savoie, pour de multiples raisons mais surtout car les prix ne me paraissent pas si aberrants…Enfin, ça dépend pour quoi !! La vie est cher ici.
C’est d’ailleurs très étrange quand on sait que le SMIC mahorais tourne autour de 500 euros net par mois et qu’une grande partie de la population vit avec à peine 100 euros (pour la plupart ceux sont des clandestins).

 J’ai hâte de vous faire découvrir Mayotte à travers les photos. Vous pourrez enfin voir par vous-même, et un peu égoïstement vous serrez avec moi. Ça me manque un peu de découvrir ça toute seule, j’aurais aimé partager mes premières fois, mes premières expériences mahoraises les faire avec un « bleu » comme moi. Mais en même temps se n’est pas plus mal de découvrir accompagnée de connaisseurs ou de « vieux de la vieille » à Mayotte.

Il parait que les trois premiers mois sont les plus fabuleux. Fabuleux car on découvre, on s’enrichit, on ne voit pas de différences entre la culture mahoraise et … (je ne sais pas quel terme exact mettre : française ? Occidentale ?). Il paraît qu’ensuite s’est cyclique, tous les deux voir trois ans vous en avez assez et on rentre chez soi…Quoi qu’il arrive transformé ! Il paraît que certains ne restent guère plus d’un mois et se sauvent par le premier avion. Mayotte, se n’est pas la France…C’est l’Afrique. Rien à voir. Se n’est pas parce que le drapeau de la République flotte sur le lagon et toutes les administrations qu’il faut croire que c’est comme en métropole. Tout est tellement différent. A commencer par le climat, les habitudes alimentaires, les prix, la vie, les attitudes, le commerce, tous… Certains m’zunguns en abusent d’ailleurs. Ce qu’ils ne feraient pas en métropole, ils se le permettent ici…Mais passons sur ce sujet, je n’ai pas envie de polémiquer.

 Je crois qu’il y a plus de femmes célibataires que d’hommes (sage-femme, prof, infirmière) alors que la gente masculine célibataire est représentée en grande majorité par les forces régaliennes de ce pays ! Les hommes voyageraient ils moins que les femmes ? Ou seraient ils moins aventureux ? Etude à réaliser !

 Je n’ai pas vraiment pu profiter de mon arrivée comme il le fallait : virus local avec forte fièvre, toux, pas de chez moi, etc. Même avec une grande liberté, quand on n’est pas chez soi, on n’est pas chez soi ! C’est bien connu.

Je pensais mettre à jour le blog une fois ayant un domicile fixe, mais comme ça n’a pas l’air de se décanter pour l’instant, je préfère faire du bricolage et vous mettre les articles, avec peut être un peu de retard, mais au moins il n’y a aura pas trop d’arriéré à rattraper !

 En tout cas, une chose est certaine : voiture indispensable à Mayotte, celui qui vous dira le contraire est un clown !. Pas de transports en commun à part la barge et le taxi collectif ! Encore faut il trouver le bon taxi qui vous emmène au bon endroit !

 Quant au travail, j’en ai une tonne entre l’informatisation du service, la recherche d’un local temporaire, le comité de pilotage pour la construction du nouveau bâtiment, les futurs cours au CNFPT, sans oublier les chantiers titanesques et leurs arriérés qui sont inimaginables et plus qu’impressionnants. Bref je crois que mon poste aurait dû s’intituler « cherche Bertrand R. désespérément »…Enfin il y a de quoi faire !!!

par Caro publié dans : Vie quotidienne
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