Vos élus ont demandé le 18 avril 2008 que les Mahorais soient consultés sur la transformation de Mayotte en département.
Comme le président de la République Nicolas SARKOSY s’y était engagé, le Gouvernement répond aujourd’hui à cette demande. Vous voterez
le 29 mars 2009 pour ou contre le département.
Si vous vous prononcez pour la départementalisation, Mayotte deviendra alors le 101ème département français dès le
renouvellement du Conseil général en 2011.
Si vous choisissez une autre voie, il va de soi que les institutions actuelles seront maintenues et que votre place au sein de la
République restera garantie. L’Etat poursuivra l’action de développement de Mayotte.
La question qui vous sera posée le 29 mars sera une question simple. A la veille du vote, le Gouvernement veut vous apporter des
informations utiles pour apprécier les conséquences de l’évolution statutaire proposée, sur ce qui changera et aussi sur ce qui ne changera pas, dans les mois ou les années à venir.
Si vous faites le choix de la départementalisation, vous serez alors engagés dans une voie ambitieuse et exigeante pour chacun. De
nouveaux droits et de nouveaux devoirs s’imposeront à vous comme ils s’imposent à vos compatriotes dans les départements de métropole ou d’outre-mer.
Ces évolutions ne se feront pas en un jour. Elles comporteront des étapes, échelonnées sur plusieurs années, pour garantir que
l’identité, mais aussi les équilibres économiques et sociaux de Mayotte ne soient pas bouleversés, mais changent avec le temps. Nous vous accompagnerons pleinement pendant cette période de
transition, qui sera aussi pour Mayotte une phase importante de développement.
Nous connaissons la volonté des Mahorais d’assumer pleinement leur citoyenneté française, d’en respecter les droits et d’en assumer
les devoirs, en se fondant sur les valeurs de la République.
Nous souhaitons que le vote du 29 mars 2009 se déroule dans la clarté et soit l’occasion d’échanges riches qui vous permettront de
vous prononcer en toute connaissance de cause.
C’est l’objet de ce bref document que nous vous invitons à lire attentivement.
Michèle ALLIOT-MARIE
Yves JEGO